Une cabane islandaise en plaine de la Limagne

Lors de notre voyage en Islande, nous sommes complétement tombés amoureux des maisons peintes islandaises.

Ici celle du jardin botanique d’Akureiri :

Elles ont un charme fou et la nature qui s’épanouit autour de ces maisons colorées est vraiment mise en valeur par leur teinte.

Il y a plusieurs années, nous avons construit notre cabane en bois non traité. Nous l’avions lasurée pour qu’elle résiste au temps.

Et comme la lasure s’était dégradée, il ne nous en a pas fallu plus pour nous décider !

Au départ, nous pensions que les maisons islandaises étaient recouvertes d’une peinture goudronnée (^^).

J’ai donc fait quelques recherches et j’ai découvert la peinture suédoise.

Cette peinture n’a que des avantages :

  • Des produits naturels pour respecter l’environnement,
  • La possibilité de doser selon les quantités souhaitées et éviter ainsi le gaspillage,
  • Un lavage des outils et de soi-même hyper facile (J’ai toujours tendance à m’en mettre partout lorsque je peins !). Un lavage à l’eau pour les outils, une bonne douche pour nous et c’est nickel !
  • Elle est très économique (pour une couche d’environ 60 m2, tous nos ingrédients nous ont coûté 45 euros),
  • Et enfin elle assure une protection durable pour le bois d’environ 10 ans. Ce qui est beaucoup plus que certaines peintures vendues dans le commerce.

Voici la recette que nous avons utilisée (Pour environ 15 m2) :

  • 4 litres d’eau
  • 350 gr de farine
  • 100 gr de sulfate de fer
  • 1 kg de pigment
  • ½ litre d’huile de lin
  • 5 cl de savon noir

Mélanger la farine avec un ½ litre d’eau puis rajouter le reste de l’eau.

Bien mélanger pour éviter les grumeaux. En faisant cela, vous créez votre colle de farine.

Il faut chauffer à feu doux ce mélange pendant 15 minutes tout en remuant.

Ensuite, ajouter le pigment et le sulfate de fer puis chauffer à nouveau à feu doux pendant 10 minutes. Continuer à remuer.

Ajouter ensuite l’huile de lin et le savon noir et chauffer une dernière fois à feu doux pendant 15 minutes tout en continuant à remuer le mélange.

Laisser refroidir.

Pour la couleur, je voulais un noir profond pour mieux mettre en valeur le jardin.

Je me suis documentée et j’ai choisis un noir indien. C’est un pigment naturel qui a l’avantage de donner une couleur noir intense malgré les différents produits avec lequel on l’associe. Nous ne voulions surtout pas un gris.

J’ai trouvé ce pigment chez  Couleur pigment  (ainsi que le sulfate de fer) . Même si la livraison est un peu élevée, le prix du pigment est très intéressant.

Pour pouvoir faire chauffer notre peinture, j’ai trouvé un vieux faitout et une spatule chez Emmaüs pour 4 euros.

Pour l’application, nous avons utilisé plusieurs moyens :

  • Pour la première couche, une balayette (je n’avais que ça sous la main …) et la machine à peinture pour les coins les plus difficiles d’accès et le dessous du toit. La consistance de la peinture est un légèrement huileuse, elle passe très bien dans la machine à peinture.
  • Pour la seconde couche, nous avons utilisé un pinceau plat.

Même si nous avions donné qu’un coup très grossier de ponçage sur les lattes anciennement lasurées, la peinture a très bien adhéré. Elle a un pouvoir couvrant important. Par contre, sur bois brut, ce n’est pas impossible que vous en consommiez plus. Elle a aussi un fort pouvoir adhérent une fois séchée.

Pour la porte et la fenêtre, nous avons utilisé une ancien reste de peinture que nous avions. Mais je vais faire de nouvelles recherches pour pouvoir la décliner en blanc car nous sommes tellement satisfaits de cette première expérience que nous avons décidé de récidiver lorsque notre préau sera reconstruit.

Au printemps, je ferai de nouvelles plantations pour égayer le tour de la cabane.

Et il y aura forcément des lupins bleus comme en Islande.